04.07.08
Haro sur l’accouchement à domicile
Dans sa présentation “La démédicalisation de principe : les
maisons de naissance, mode d’emploi” lors des journées CEGOP en
janvier 2008 (http://canalc2.u-strasbg.fr/video.asp?idvideo=7192),
M. Nisand ne cache pas son opposition farouche à
l’accouchement à domicile moderne. Pour preuve il a présenté
une vieille photo en noir et blanc d’un accouchement à domicile
datant de Mathusalem. On y voit une femme qui vient d’accoucher sur
le dos les pattes en l’air. L’air consterné il interpelle
la salle : “Et vous voudriez revenir à ça ?!”.
Surtout pas !!! C’est complètement ringard son truc ! Elles ne lui
ont pas expliqué ça, les sages-femmes de ses 4 salles nature ? La
position gynéco poulet-de-Bresse c’est an-ti-phy-si-o-lo-gi-que !
Ca se fait plus du tout, n’importe quelle position sauf celle-là.
Allez, la prochaine fois il s’informera avant de parler.
Toujours l’air consterné, M. Nisand fait ensuite remarquer que
cette pauvre femme est laissée là toute seule tandis que la sage-femme et
le mari s’affairent autour du bébé dans la même pièce environ 2 mètres
plus loin. Ben quoi ? C’est bien la même chose dans plein de
maternités françaises, sauf que la femme est laissée toute seule
sous la surveillance empathique et chaleureuse du monitoring,
tandis que tout le monde est parti ailleurs avec le bébé.
04.02.08
Petits cochons de lait
(Attrapé au 21e siècle)
D’habitude l’administration évalue l’activité des maternités en
se basant sur un nombre d’accouchements par an. Mais cet
administrateur avait décidé de rationaliser : “Nous on fait 3.6
tonnes de bébés par an”. On parie qu’avant il travaillait au
ministère de l’agriculture à l’évaluation de la production de
viande d’agneau ?
04.01.08
Les enfants ont-ils une âme ?
Péché dans “Si l’enfantement m’était conté”, Frédérick Leboyer, Paris: Seuil, 1996, p.61.
Que la femme se montre si susceptible quant à la “personnalité” de qui va l’accoucher peut paraître puéril.
Et c’est bien de puérilité qu’il s’agit : la femme enceinte, en effet, nous l’avons dit, “régresse”.
Elle fait des caprices, comme chacun sait.
Incontestablement, la condition des femmes a considérablement progressé depuis le Moyen-Âge.